5 juin 2020

Deux candidats du programme EMILE, Harmiya Chahibi et Emil Scradeanu, repectivement installés dans le Cantal et en Lozère, reviennent sur leur parcours et leur installation dans leurs nouveaux territoires d'accueil.

 

HarmiyaHarmiya Chahibi

Dans quelle situation étiez-vous avant de faire partie du programme ?
Je venais de finir mon CAP* petite enfance et je ne savais pas quoi faire.
Je ne voulais pas rester plus longtemps sur Paris car la vie est plus chère et c’était compliqué de trouver un appartement. En effet, après 2-3 ans d’attente pour un logement social, je n’avais toujours pas de réponse. Je suis alors allée voir une responsable du foyer de jeunes travailleurs, pour trouver un appartement ailleurs et elle m’a parlé du programme EMILE.

Comment s’est déroulé votre inscription ?
J’ai fait les démarches moi-même en m’inscrivant sur le site. J’ai été recontactée par une personne du programme puis j’ai eu plusieurs rendez-vous avec Morgane Millevaque, référente EMILE chez Aurore en Ile-de-France.

Dans quel domaine souhaitiez-vous travailler ?
Dans un petit coin de ma tête, je souhaitais travailler avec les personnes âgées, mai j’ai eu une proposition de contrat de six mois de service civique pour l’association Unis-cité, dans le secteur de la transition énergétique. Au départ, cela ne m’attirait pas car je ne connaissais pas le domaine. Caroline Sein, référente EMILE à Aurillac, m’a conseillé d’aller à un rendez-vous avec le responsable pour discuter de la mission. Comme le rendez-vous s’est très bien passé, j’ai finalement décidé de m’engager dans ce service civique. J’ai également trouvé un emploi complémentaire dans le domaine que je souhaitais, tous les week ends, je deviens auxiliaire de vie auprès de personnes âgées. J’espère pouvoir poursuivre dans cette voie et continuer avec un contrat à plein temps.

Pourquoi avoir choisi le territoire du Cantal ?
Je ne connaissais pas du tout Aurillac, mais j’aime prendre des risques ! Je voulais une ville plutôt calme et un appartement avec une chambre. Mme Millevaque s’est renseignée sur différents territoires et on a constaté qu’il y avait plusieurs opportunités sur le territoire du Cantal.

Comment s’est déroulée votre immersion ?
Les choses sont allées très vite car mon profil correspondait aux besoins des territoires. J’ai réalisé ma visite d’immersion à Aurillac au mois de décembre 2019, on a fait beaucoup de démarches et rencontré plusieurs employeurs. Mon arrivée à Aurillac s’est concrétisée le 7 février 2020. J’ai eu de très bonnes relations et un suivi régulier avec mes référents EMILE, je reçois même des sms d’encouragement. Ils sont top!"

Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Aujourd’hui, le service civique se passe très bien, j’en profite pour m’intégrer en faisant des missions humanitaires avec les réserves civiques. J’ai pu m’acheter une voiture pour me rendre plus facilement au travail et je vis dans une maison dans le centre d’Aurillac. Le programme m’a apporté encore plus d’autonomie, j’appréhendais de me retrouver seule mais je n’ai rien Lâché. J’ai appris à ne pas baisser les bras et j’ai plus d’assurance »

*CAP: certificat d’aptitude professionnelle

 


Emil ScradeanuPhoto Emil

Dans quelle situation étiez-vous avant d’entrer dans le programme ?
Je n’avais pas de travail et je vivais de manière temporaire dans une caravane prêtée par un ami à Vitry-sur-Seine (94). J’ai dû précipitamment quitter la caravane, je suis donc allé à Paris où un ami m’a logé. Mon conseiller Pôle emploi avait entendu parler du programme EMILE, il me l’a présenté et a pris un rendez-vous pour moi. J’ai eu plusieurs rendez-vous avec Mme Berkane, chargée d’accompagnement EMILE pour le groupe SOS en Ile-de-France. J’étais pressé car je ne pouvais pas rester longtemps à Paris.

Comment s’est réalisée votre intégration sur le territoire ?
J’ai choisi comme territoire d’accueil la Lozère, car j’aime beaucoup le paysage et le climat. Lors de mon temps d’immersion, j’étais à Mende pour une semaine, accompagné de Mme Monnier (chargée d’accompagnement EMILE pour Aurore en Lozère), j’ai pu rencontrer deux employeurs, déposer des candidatures et visiter le territoire. Le même jour, nous sommes allés à Saint-Chély d’Apcher, une petite ville à 35km de Mende, où j’ai passé un examen pour une formation à l’AFPA, que j’ai réussi. J’ai déjà terminé le premier stage dans le domaine de l’aide à la famille et il m’en reste deux à faire. La formation dure trois mois et l’AFPA se charge de mon logement jusqu’à la fin de la formation, en juin 2020. Je suis très content d’avoir quitté paris et je suis pressé de trouver un emploi après ma formation »